07 septembre 2006
La partita
Les amis, je vous le dis tout de suite, ce que j'ai vecu hier soir etait enormissime. Comme je l'ai deja dit, entendre les italiens chanter seven nation army m'enervait deja pas mal. Voir une pub avec la meme musique et une fiat qui roule sur les champs elysees n'etait pas non plus fait pour me calmer.
Je devais au depart aller voir le match chez un franco italien rencontre a l'universite, avec ses amis italien. Heureusement pour moi, ca a capote pour cause de pluie menancante (ils voulaient mettre la television dans la rue). On s'est donc retrouve dans un bar pour le regarder. Apres 10 pubs fiat, le match commence. Apres 90 secondes, but de la France. J'etais comme une cocotte minute : je ne pouvais pas trop manifester ma joie mais elle ne demandait qu'a sortir. Fumant de partout, j'ai juste brandi un poing rageur (aucune confusion possible avec un autre signe faisant intervenir la meme partie du bras). Tous les regards se sont tournes vers moi. Y avait clairement casus belli. 10 mn apres, deuxieme bu. Re fumee de partout, mais la cocotte ne pouvait plus tenir, j'entre ouvre la soupape et lache un "gnzzzststsgn" en brandissant le meme poing rageur. Je me refais panzerIViser du regard. Il y avait tout : un jeu des bleus exceptionnel comme je n'avais encore jamais vu, les italiens, la maniere... Le commentateur n'avait plus a la bouche que les mots "gallas" et "fuorigioco" (hors jeu). Je trippais comme rarement devant du foot. Le probleme c'est que ca se voyait, meme si je banissais de mon comportement tout geste qui aurait pu etre mal interprete (deja ma presence l'etait). Et comme je m'appretais a ecrire un sms bien senti, les italiens marquent. Et la, je me prends un "vaffanculo" des familles de la part du descendant direct de Dante qui consommait sa biere quelques metres plus loin. Je crois que jamais personne ne m'avait signifie aussi distinctement que je le faisais chier depuis ma petite section de maternelle. Alors la je me leve, je le choppe par le col, lui parle de sa soeur et lui defonce le plexus a coup de tete. Non, je deconne : je dis rien et je regarde autre part.
Malheureusement (ou heureusement ?), nous sommes alles regarder la seconde mi temps a l'appart (les autres voulaient partir, et rester seul la bas aurait ete un manque evident de discernement). Le commentateur ne parlait plus que du hors jeu de Gallas du penalty non siffle et que de toutes facon les francais s'etaient trompes de France-Italie pour bien jouer. Au troisieme but, je crois que la France a realise quelque chose d'incroyable. Une lecon de conservation de balle, de circulation, de centre et d'opportunisme (OOOh, il ne rate jamais un centre). Je crois que c'est a ce moment la que la cocotte a explose, fortement debridee par l'absence d'italiens dans la salle. Je ne pensais pas que j'aurais pu autant tripper ce match, mais ca a vraiment ete 90 mn de jubilation totale.
Apres le coup de sifflet final, je me suis mis a la fenetre pour eviter les parasites qui brouillent l'ecoute du portable, je me suis alors surpris a siffler seven nation army.
Yek yek !
17:37 Publié dans Le pied | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note




Commentaires
Alors là grégui, bien joué...je ne sais pas comment t'as fait pour le retenir ce bras d'honneur. En tout cas vu comme j'ai jubilé, j'imagine ce que ça a été pour toi dans ton contexte...
Ribéry président!
Ecrit par : Frantz | 09 septembre 2006
Tout simplement incroyable ce match. Ribery enormissime, Henry pour une fois spontane, vieira excellent. y'avait tout !
Mais bon, comme disent les italiens, ils gagnent les matches qu'il faut gagner. Pour eux la vraie "revanche" sera le match retour. Pour celui de mercredi, ils disent qu'ils n'etaient pas prets, que machin, que chose, que pizza, que ma che....
Ecrit par : greg | 09 septembre 2006
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