31 mars 2007
Comment réussir pour la première fois en 6 mois à s’amuser sur la coupe du monde avec des ritals
Fin d’aprèm, on continue à faire connaissance avec des gens. Et le truc qui fait trop plaisir c’est que parfois j’arrive presque à ne pas que ça se voit que je suis étranger. Une fois je parlais à un type en baby footant avec lui, à la fin du match, on se serre la main, il me demande mon nom et puis me dit « Mais alors je présume que tu n’es pas italien » Je bombe. Puis une fille qui nous demande à Damien et mois si on est de Turin. Bombage également. De même que le barman du café. Ca fait super plaisir mine de rien.
Mais après mercredi soir, plus de risque que ça n’arrive. Ma nationalité n’est plus un secret pour personne. Pourquoi ? C’est simple : c’était le jour de diffusion du match qualificatif de l’équipe d’Italie contre l’Ecosse. Ils avaient installé pour l’occasion des écrans plats. Je les ai fait chier pendant tout le match. Le principe était de les titiller là ou ils aiment pas (à savoir, ils n’ont pas gagné avec un beau 2-0 tout rond et il y a des gens qui osent prétendre que c’est pas passé loin pour les autres non plus), quitte à tendre la verge pour se faire battre. Un plaisir qui se savoure :
Avant match : « Attention les mecs, c’est l’Ecosse, ils ont battu la France qui avait battu l’Italie 3-1, je vous rappelle. » Pas bien méchant, mais ça les chauffe, et ça leur montre comment va se passer leur match.
Début de match : le commentateur dit « il y a 10 champions du monde sur le terrain », je rectifie d’un cri « 10 voleurs ». Je peux vous dire que ça commence à jaser, entre ceux que ça fait rire, jaune ou pas, et ceux qui apprécient pas trop. Je suis clairement identifié, ça fait plaisir.
Première apparition de Materazzi : la base de l’insulte, fonctionne toujours « Stronzo ». C’est pas très fin je l’avoue. Mais du moment que ça les fait réagir.
Première simulation italienne : moi « Mais il se souvient même plus où il a mal » Un gars derrière commence a répondre un truc du genre « Ouais, comme Malouda en finale » (celui qui avait provoqué le penalty), il a pas le temps de finir, but pour l’Italie. Ils se tournent tous vers moi, chantent « Campioni del mondo siamo noi ». Logique. Mais le mec qui parlait de Malouda, je sentais qu’il allait revenir à la charge, et comme je connaissais sa vanne, j’ai eu tout le temps de remonter la cage d’escalier et de préparer une réponse qui fera mouche 2 minutes plus tard quand sur une deuxième simulation, je fais le geste du plongeon en disant qu’ils ne savaient pas gagner autrement.
A ce moment, heureusement, ça faisait plus rire les gens que autre chose. A chaque fois que Materazzi tombait par terre, je faisais semblant d’être super inquiet. J’applaudissais fortement (et solitairement) l’arbitre qui le sermonnait a plusieurs reprises.
Deuxième but de l’Italie : re « Campioni del mondo siamo noi » vers moi, normal.
Fin du match, victoire de l’Italie 2-0 : la salle dans son ensemble en chanson « Il francese, non parla più (ter)» Je me retourne, parmi les deux geste à faire, il y avait le geste évident qui te vient tout de suite à l’esprit, et il y avait celui que j’ai fait, à savoir une belle révérence à son public. Ça s’est terminé, ils sont tous venus mes faire une petite tape dans le dos. Encore une fois très sympa, et puis on s’est bien marrés, et c’est resté très bon esprit. De toutes façons ces gens de l’ASP sont particulièrement ouverts et sympathiques je trouve. C’est pas dans le pub de Come en septembre que j’aurais pu me comporter ainsi.
Leçon du jour : N’empêche, il rigole pas trop les ritals avec leur équipe. C’est vraiment pas la même qu’en France ! Il fallait les voir applaudir et se marrer quand on pouvait clairement lire sur les lèvres des joueurs italiens les insultes qu’ils profanaient….
18:57 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note




Commentaires
De toute façon c'est toujours drôle quand un italien te parle de la coupe du monde, non?
Ecrit par : Dam | 02 avril 2007
Oui, c'est drole, mais faut qu'il soit italien ;-)
Ecrit par : Greg | 02 avril 2007
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