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30 octobre 2007

Rien vu. Rien entendu. Rien appris.

La Sicile… Alors, par où commencer ? Honnêtement je ne sais pas. Il y aurait tellement de choses à dire que je ne le ferai pas sur ce blog. Entre les mafioseries diverses, le bordel tiers-mondiste de Palerme, les cars de touristes allemands, les siciliens… impossible de dire tout, et de le dire bien. En 5 jours, nous avons vu Palerme, Cefalù, Taormine, Syracuse, l’Etna, Agrigente, la Casale Romana, Selinunte, Segeste et Monreale. Gros programme, grosse fatigue. Je mettrai très bientôt en ligne des photos du voyage, commentées avec mon objectivité toute particulière. Y’en a un paquet, laissez moi juste le temps de sélectionner les meilleures.

3 jours pour me reposer avant de repartir en Toscane.

BDJ : « - On peut payer par carte ?
- Non, désolé. C’est pas possible. Je ne fais pas la demande de la machine, parce qu’il faut aussi faire des demandes à la police, et ensuite des tas de gens vous en demande toujours plus et on n'est plus tranquilles.

24 octobre 2007

Je m'arrache !

Voili voilou, je pars ce soir en Sicile pour 5 jours. Petit tours de l'île aux mille permis de construire délivrés par la mafia. Malheureusement, pas le temps de passer a Corleone où un pèlerinage se serait imposé...

En attendant, quelques photos de mon week-end a Barcelone. Elles ne sont pas tout ce qu'il y a de plus touristiques, mais pour ça il y a les cartes postales !

23 octobre 2007

Je les hais tous !! Du calme Joe. Du calme Joe. Quand est-ce qu’on mange ?

Alors oui, j’avais dit que j’arrêterais de m’énerver sur ce blog. Mais ces bandes de chèvres en ont remis une couche hier et aujourd’hui ! Je vous préviens c’est du déjà lu, déjà vu, déjà entendu. Mais si ça gagne pas, ça débarrasse.

Du haut de mon innocence toute juvénile, je m’imagine qu’une personne qui décide d’être professeur a une quelconque envie de transmettre son savoir. La vocation professionnelle, la bonne conscience, le respect de l’autre sont tout autant de bonnes raisons d’avoir envie de délivrer un cours digeste, de le rendre vivant et intéressant. Je ne pense pas qu’il faille absolument être un génie de la pédagogie ou avoir un don particulier. Aimer la matière que l’on enseigne, prendre en considération ceux qui veulent l’apprendre me paraissent déjà des prétextes suffisants pour donner la motivation nécessaire à un professeur de faire son métier le mieux possible.

Un prof qui fait son cours sans varier de un millidecibel l’intonation de sa voix et qui se contente de recopier ses notes au tableau. C’est énervent. Mais quand ce qu’il fait n’a aucun intérêt pédagogique, ne constitue qu’une série de calculs débile mais ultra fastidieux, qui n’aident en rien la compréhension de la matière et ne font que tourner en rond sur l’utilisation de notations mathématique. Ca devient exaspérant, surtout quand ça dure 4 heures. Quand on voit que le prof lui-même meurt d’ennui parce qu’il se fout de ce qu’il écrit. Qu’il bombarde des lignes de calcul sans jamais chercher à expliquer la réalité qu’elles traduisent. Qu’il est tellement déconnecté de la matière qu’il est senséé enseigner qu’il ne cherche plus que des explications confuses mathématiques à des concepts physiques auxquels  moi-même petit sans grade je réussi à me raccrocher sur un coin de ma feuille. Qu’il en arrive à des imprécisions fondamentales du point de vue de la physique mais qui ne se voient pas dans la sphère mathématique. Je trouve ça scandaleux. Des erreurs qui valaient 10 points de moins sur mes copies parce qu’elles étaient justement fondamentales et qu’il ne fallait  plus les reproduire, j’en vois 10 par jours sur les tableaux du politecnico. Alors ce ne sont pas des erreurs graves du point de vue du calcul et du résultat final. On y arrive quand même. Mais elles traduisent des carences assez importantes sur la maîtrise de la matière. Le discours est inversé entre prof et élève. L’un veut aller au résultat le plus vite possible en cachant ce qu’il en maîtrise pas bien, l’autre veut savoir pourquoi. Ce que je leur reproche le plus, c’est que je suis persuadé que c’est par flemme et désintérêt qu’ils sont ainsi, et non pas par ignorance ou incompétence. Le point essentiel pour moi, c’est qu’ils se foutent royalement des 50 personnes qui sont venue pour écouter le cours. Ils vont au taffe. Aujourd’hui, ils doivent recopier tant de paragraphes au tableau, ils le font, ils s’en vont.

Si ils veulent être imprécis du point de vue scientifique, je m’en fous un peu, j’ai eu la chance de recevoir une formation qui me fait me poser les bonnes questions, mais ce que je ne supporte pas c’est le manque total de respect qu’ils ont pour nous, pour leur matière et finalement pou eux-mêmes. Alors que s’est il passé ? Quel jour de leur vie ont il cessé d’aimer ce qu’ils font ? Quel jour de leur vie ont-ils troqué leur travail de professeur pour un travail alimentaire ? A partir de quel jour ont-ils commencé à se dire que les gens qui étaient devant eux ne comptaient pas ? Aujourd’hui, ils se disent quoi dans leur tête quand ils vont en cours ?

21 octobre 2007

Il n'y a pas le ciel, ni le soleil, ni la mer

Pourquoi le titre du tube de l'été de Jean-Michel Contraire ? Ben tout simplement parce que ça commence sérieusement à cailler dans mes contrées. La nuit tombe de plus en plus tôt, le brouillard arrive à grandes enjambées, le tapin nocturne s'estompe. La ville prend son habit d'hiver (waaah ! elle est bien pompeuse cette phrase !!! allez ! je continue un peu dans le trip), les traits des visages chutent en même temps que les températures tombent, la nuit impose petit à petit son règne et chasse à renforts de courants d’air glaciaux les derniers vestiges des journées de chaleur et de lumière qui vous transportaient sur le dos de leur aura de liberté vacancière vers des destinations pleines de sables, de ciel, de soleil et de mer.

Autant de phrase qui je pourrais ponctuer par un « Mais que fait le président ? » mais au-delà d’un manque flagrant de respect que cela constituerait envers nos constitutions, je ne ressens simplement pas le besoin de me plaindre de cette nouvelle ère fraîche qui pointe le bout de son nez. Pourquoi ? Et bien je vais vous le dire ! Parce que ce n’est pas ma conception de la vie que de se plaindre et de jouer les martyres dès que le premier degré centigrade a décidé de retourner en charter à Bamako ! Ce n’est pas comme ça que l’on crée de la richesse, et je n’ai absolument aucune peine à le dire, et les lecteurs de ce blog m’ont élu pour 2 ans à débiter des conneries, je ne les décevrai pas !

Et puis finalement, j’aime bien. C’est beau une ville la nuit. Même une ville moche, parce qu’on ne voit pas les tags, pas la saleté, pas les immeubles sombres, mais seulement les devantures éclairées. Une multitude de petits commerces de quelques mètres de large et leurs vitrines alignées, parfois un tram orange dont l’intérieur en vieux bois éclairé par de vieux lampions participe autant que son bruit caractéristique à une ambiance générale dans la rue qui me rappelle au détail près certaines de mes errances hivernales de l’année dernière. A croire que je commence à bien l’aimer cette ville…a croire que je commencerai presque même à me l’approprier. Par contre, jamais, je dis bien jamais, je ne m’habillerai comme eux. Chacun a droit à sa dignité, les accords de Genève ont aussi été crées pour préserver ce genre de choses.


BDJ :  complètement taré !

Mais je suis pas impressionné, mon papa à moi, il est capable de se prendre un carton rouge à PES en moins de 2 secondes (sic)

18 octobre 2007

Bubulles

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Voila ce que je m'étais imaginé le jour de la passation des pouvoirs.

Je pense que je n'étais pas si loin de la réalité.

17 octobre 2007

I have a dream

Pour commencer, je voudrais porter un toast au génie qui eut un jour l’idée de manger du pain avec de l’huile d’olive et des tomates. Il a changé ma vie, ma façon de voir les choses et chamboulera à jamais mes habitudes culinaires.

Vous saviez qu’en toute personne, il y avait un cochon aigrit et avide de vengeance qui dormait ? Et bien le mien s’est réveillé d’un coup à la cafétéria ce matin. Il a suffit d’une phrase émanant d’une table aux alentours pour sonner le réveil et la révolte. La phrase, c’était « et si l’écosse bat …». Mon sang n’a pas eu le temps de faire quatre fois le tour de mon slip sans toucher l’élastique : c’était en train de tirer des plans sur la comète des qualifications à l’Euro 2008. Je me suis alors imaginé l’Italie pas qualifiée… et pas seulement pas qualifiée toute seule comme une grande, mais bien aidée par les points que les français auraient lâché dans la besace de l’Ecosse. Une situation dans laquelle nous aurions eu une part de responsabilité et de gloire somme toute. C’est tout à fait possible, et ça fait même peur à tout le pays.

Mais imaginons 2 secondes, rêvons 2 secondes, juste 2 secondes : mercredi 21 Novembre 2007, 22H30, stupeur dans le pays, les champions du monde en titre n’ont pas réussit à battre l’écosse chez elle et la France vient de gagner en Ukraine. Le pays décrète le deuil national. La quatrième étoile du maillot s’est lamentablement écrasée dans la mer adriatique en laissant une traînée de fumée derrière elle.

Si je compte bien, entre le 21 Novembre et le 1er Mars, date à laquelle je partirai d’Italie, nous avons 99 jours. Plus l’année bissextile, ça nous en fait 100. Et bien ce seront mes 100 jours à moi. 100 jours pour les faire chier. 100 jours pour décréter que la Joconde est française. 100 jours pour être insupportable. 100 jours pour être agressif. 100 jours d’état de grâce.

BDJ : puisqu’aujourd’hui c’est sport, regardez cet article. Il s’adresse à tous. C’est du grand art de destruction de journalisme sportif. C’est cinglant, véridique, acerbe, tout ce que vous voulez.

Et puis allez faire un tour du côté du blog de Damien aussi. Y'a une photo qui vaut le détour.

15 octobre 2007

Kronenbourg à la poste, chronopost à la bourre !

Hourrah ! J'ai enfin reçu mes billets de train pour le trajet du 26 Juillet pour Paris! Quel bonheur ! Moi qui m'inquiètais ! Moi qui croyais que j'allais devoir racheter les billets au prix fort ...

Tampon de poste français : 20/07/07

No comment je pense...

 

BDJ : Alors là je suis trop fier, j'en tremble, mais surtout qu'est ce que je me marre !!

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Premier résultat google.
Je vais l'écrire moi la biographie de cette célébrité. Et elles vont parvenir les infos sur sa vie son oeuvre et ses actions.
Ca sera l'histoire d'un beau gosse qui à une soeur qui adore trop son frère parce que c'est le mec le mieux du monde.

 

14 octobre 2007

Ils sont in-co-rri-gibles !

Encore une petit embrouille à vélo, mais cette fois ci, j’étais juste spectateur. C’était de nuit, il y avait 2 mariolles qui faisaient les kékous à cibiclette devant nous, qui nous contentions juste de faire les kékounets à coup de blagues du meilleurs goûts sur les nouveaux velibs de Marseilles qui d’ici un mois, lançait-on a toute voix, finiraient dans les rues de Marakesh comme ce fut le cas déjà pour je ne sais plus quel truc en libre service il y a quelques années (c’était la petite précision historique pour pas trop que l’on croit que nous sommes d’affreux raciste, nous ne faisons que reprendre à notre compte un fait historique avéré, vérifié, validé, mais en le décalant dans le temps et dans ce le sujet, créant ainsi un décalage des plus risibles)

Nous voyons les oscillations du kékou de derrière se rapprocher dangereusement de celles de celui de devant, et en l’ayant prévu à peu près un siècle avant que cela n’arrive, nous assistons au spectacle de kékou 1 se vautrant par terre, à la vitesse supersonique de 5 km/h. On s’arrête, on pose nos vélos, on va le voir. Il se tenait le genou, insultait l’être suprême créateur en le comparant aux hôtes de la plupart des fermes bretonnes. La scène était magnifique, le cadre du vélo était posé exactement sur la rotule de kékou, comme si la tour Eiffel en entier s’était écroulée en une seule pièce sur l’os du gars, et pesait désormais de tout son poids sur le point d’impact. Kékou tenait son genou des 2 mains. Je cherchais l’arbitre pour lui signifier une simulation d’un geste des 2 mains, mais il n’était pas là. Semblerait il que le coup franc fut tout de même accordé puisqu’après avoir fait son martyre pendant 3 minutes et avoir attiré l’attention de tout le monde, il se leva d’un bond quand il jugea qu’il avait réussi a passer de l’état de boulet qui tombe tout seul comme un con parce qu’il a trop bu à celui de héros rescapé d’un accident. Son jean avait gagné un trou et avait donc doublé de valeur. Il n’avait pas fait figura di merda puisqu’il avait été l’objet de toute notre attention et non de nos moqueries. Si il savait !!!

BDJ : En ce moment, j’aime les trucs bien écrits :

Et surtout, songez que vous voilà remis en selle : le réconfort de savoir que d'autres ont, grâce à vous, une vraie vie de merde, vous a fait immédiatement retrouver cette joie de vivre, ce mépris des faibles et cet enthousiasme à lécher le cul des puissants qui vous ont permis de devenir un banquier modèle.

12 octobre 2007

J’étais pas inquiet du tout, et toi ?

« Pour lui, tout a commencé par une nuit sombre, le long d’une rue solitaire de Lombardie, alors qu’il cherchait un raccourci que jamais il ne trouva. Cela a commencé par un retour à vélo, et par un homme que le manque de sommeil avait rendu trop las pour tracer sa route. Cela a commencé par l’atterrissage d’un vaisseau venu d’une autre galaxie, cela a commencé par la venue des carabinieri.

David « Camembert » Vincent pensa que le vaisseau ne l’avait pas vu, que le vaisseau continuerait sa route dans l’autre sens. Qu’ils ne remarqueraient pas la bicyclette sans feux, son conducteur sans papiers. Qu’il ne leur viendrait pas à l’idée de dégainer leur éthylomètre à cyclotron.

Cela a commencé par le demi tour du vaisseau, puis son arrêt quelques mètres devant en travers de la route. Cela a commencé par l'inconscience de David Vincent qui contourna le véhicule et ignora la manœuvre.

David Vincent le savait, la supercherie marcherait. David Vincent l’espérait, les envahisseurs ne venaient pas pour lui.

Les envahisseurs, ces êtres étranges venus d'une autre planète, avaient jeté leur dévolu sur une prostituée. David Vincent leur avait echappé.

Maintenant, David Vincent sait que les Envahisseurs sont là, qu'ils ont pris forme humaine, et qu'il lui faut convaincre un monde incrédule que le cauchemar a déjà commencé."

BDJ : M. Sylvestre reçoit du monde a l’ONU (même si j'ai très envie de remettre du Fred Vargas)


podcast

 

09 octobre 2007

Parlons un peu de l’université...

Puisqu’il paraît que c’est pour ça que suis parti en Italie. Mais étant donnés les voyages en Sicile et en Toscane prévus, je ne suis pas sûr qu’on n'aurait pas un peu perdu de vue les objectifs initiaux… enfin bon, passons !

Mon programme de cours se décompose en 35 crédits, soit 5 de plus que ce qui se fait habituellement. Un cours vraiment intéressant de 10 crédits sur les ponts, avec un prof qui semble être le plus rigoureux que j’aie vu depuis 1 an, ce qui fait pas mal de bien. Un cours de construction en préfabriqué, et un de constructions en zone sismiques de 5 crédits chacun. Je ne sais pas trop quoi en penser, même si j’aurais un peu tendance à dérouler le discours blasé que vous connaissez. Un cours de 5 crédits sur les « systèmes informatifs territoriaux B », c’est de la cartographie en gros, a priori du bon gros pipeau qui tâche ! Et enfin un cours d’hydrologie maritime de 10 crédits, choisi parce que le prof réduit de moitié l’emploi du temps prévu. Il a un peu fallu lutter pour obtenir du coordinateur qu’il l’accepte, mais un peu de marchandage, et le tour était joué même si il a clairement eu le sentiment de s’être fait rouler sur ce coup là. Que voulez vous, c’est l’histoire du marchand de tapis marchanddetapissé !

Aujourd’hui, j’ai apporté en cours le livre d’une jeune illustratrice pleine de talent que j’ai rencontrée à la maternité il y a 24 ans et demi. Oh la ruée autour du bouquin ! On aurait dit un regroupement des all blacks ! N’empêche que dès que quelqu’un y posait ses yeux, je guettais ses expressions. Je ne disais pas tout de suite ce que je faisais avec ce livre dans les mains, mais le premier qui aurait commencé à esquisser une moue, j’étais près à lui coller un pain dans la gueule ! Je le comprends le père Zidane moi tout d’un coup ! C’est le genre de geste pour lequel tu t’excuses mais que tu ne regrettes pas. Heureusement, pas de moue, mais que des compliments ! Il est en train de tourner parmi mes compatriotes. J’ai eu quelques promesses de vente. M’en fous, moi j’ai le premier tirage.

BDJ  Fred Vargas, c’est magique. Parfois je m’arrète en pleine lecture, je pose le livre, et je trippe une phrase que je me répète dans la tête. Parfois ça donne envie de prendre le livre dans ses bras et de verser une larmichette tellement c’est bien dit, bien amené, tellement ça sonne juste, tellement ça raisonne de partout.

«  - Parce que je n’aime pas le commissaire du 19ème. C’est un con.
- Ah ? tu trouves ?
- Vraiment
Le divisionnaire alluma un de ses cigarettes-pailles.
- Moi aussi, dit-il d’une voix ferme.

Louis sut qu’ils venaient de sceller un pacte solide, car rien n'a d’effet plus fusionnant que de s’accorder sur la connerie d’un tiers. »

MAIS C'EST TELLEMENT VRAI !!!!!

 

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