21 avril 2008

Meme en chantant, je n'aurais pas le temps, pas le temps

Mes cheveux sont longs. Je n'ai pas le temps d'aller chez le coiffeur. Bon, déjà je le sais : vouloir aller chez le coiffeur à Milan, c'est comme amener sa bagnole à réparer chez un ch'ti, on sait pas comment on va ressortir tunés. J'accepte le risque, je tente d'oublier ma mauvaise expérience de la seule fois où je ne suis pas allé chez mon coiffeur atittré et où j'étais ressorti avec une houppette alors que j'avais rien demandé.  Mais de toutes façons, je n'ai pas le temps. Vous vous rendez compte, ces bandes de branleurs sont fermés quand je sors du boulot. Quant au week end, c'est devenu un bien trop précieux pour le perdre à se rentrer les coudes jusqu'à s'en faire des bleus à l'intérieur des bras.

Bonus joconde cela fait 2 ans, il devrait y avoir préscription, mais voilà, un pubbliciste qui veut flatter les plus bas instincts d'un peuple se doit de reveiller en tous le beauf qui sommeille. Voilà la publicité que j'ai vue hier à la télévision :

 

Je suis las...mais las...

19 avril 2008

Passons à l’essentiel

Bonus Joconde :
Lors de mes dernières pérégrinations dans l’antre de l’absurde, déjà cité sous le nom de mensroom, ou plus officiellement l’ASP, il fut une soirée où il est bien possible que certains breuvages m’aient fait exprimer tout haut ce qu’éventuellement je pensais très très fort tout bas. Alors voila, commence à passer Mika, relax. Moi ni une ni deux, me rappelant mes pérégrinations sur la voix rapide Quimper-Pont l’abbé (route de la honte qui pourfend nos terres ancestrales) avec la zik à fond, le coude à l’air, et la main sur le levier de vitesse, je commence à légèrement partir en sucette, dans la limite du raisonnable. Mais voila que quelques âmes males intentionnées me poussent a monter sur ces petits cubes qui n'ont pour seule utilité que de payer une belle affiche à ceux qui s'en servent. Je monte. Et là à peine ai-je levé le petit doigt de pied a 10cm du sol, à peine ai-je eu le temps de me trémousser, mes chers compagnons se mettent autour et commence à entonner Seven nation Army (rappel pour les gens qui suivent pas, c’est leur hymne du mondial 2006). Je résiste, mais de plus en plus nombreux ils continuent, et commencent à ajouter les paroles genre « Champions du monde » et autres conneries. Il est vrai que je ne leur avais jamais caché mes pensées sur cet événement (cf article), mais ils étaient quand même une bonne vingtaine à chambrer comme on dit quand on est journaliste sportif parce qu’on a été recalé au concours de police. Et là, la moutarde me monte au nez, me transperce le cerveau, et va immédiatement se mettre en orbite autour de alfa du centaure.
Je résume donc la situation. Je suis en hauteur. Un bon groupe d’italiens m’entoure, me regarde et chante « Champions du monde » En italien ce que j’ai fait s’appelle le geste du parapluie. En français il me semble qu’on dit bras d’honneur. Mais pas un discret que personne ne voit, non, un truc à me faire rester la marque des doigts sur le biceps pendant 3 jours. Geste technique magnifique, sauté qui plus est. Alors voilà, ce geste je le dédie à toutes connaissances  qui m’ont dit de façons plus ou moins vulgaires « Alors fais leur biens des gros doigts à ces italiens », ou « Mais comment tu fais pour rester calme ? ». Bien sûr à mon cousin, qui, je le sais, aurait tout fait pour être à ma place. Je le dédie aussi à tous les français (à part quelques fêlons qui se reconnaîtront). Je le dédie à moi, aussi. C’est simple. C’est idiot. Mais qu’est ce que ça fait du bien.

BDJ : Je me disais que j’avais plus trop d’idées pour mes bonus du jour, mais avec lui, je pense que les affaires reprennent. Première sortie, première connerie : le geste qu’il fait à une journaliste qui a posé une question à poutine sur ses relations avec les femmes jeunes. Quand on sait ce que fait vraiment Poutine aux journalistes qui lui mettent des bâtons dans les roues…

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Il n’est même pas encore premier ministre...

 

16 avril 2008

Tout va très bien Mme la marquise

En plus d’élire des gens très peu recommandables comme dirigeants,
En plus de perdre de l’énergie à prétendre avoir inventé le téléphone et que “c’est dégueulasse c’est Graham Bell qui a piqué l’idée  à Antonio Meucci”,
En plus de consacrer du temps de cerveau disponible pour savoir si la Joconde, Napoléon, Laetitia Casta, Carla Bruni, Don Camillo et Claudia Cardinale sont italiens ou français,
En plus de reprocher aux anglais de critiquer leur entraîneur italien parce que sans les costards Gucci la city serait à poil
En plus de croire dur comme fer que si le train paris Milan fait l’omnibus une fois passé en Italie, c’est pour que leurs altesses sérénissimes les français puissent aller skier, y compris au mois d’Août,
En plus de vouloir récupérer la Joconde parce qu’ils ont gagné un match de foot contre les français,
En plus de concevoir la Joconde comme centre gravitationnel de tout jugement concernant leurs voisins transalpins
En plus de croire que parce que je dis ça je prétends que tout va bien en France et que les Français sont des gens parfaits,

En plus de tout cela, l’Italie c’est aussi un pays où l’ont peut passer ses examens dans des conditions optimales, un lundi a 11h par exemple :

11h : arrive d’une 20aine d’élèves dans la salle
12h : mais il fait quoi le prof bordel ? / Coup de fil dans son bureau, pas de réponse
12h30 : le prof répond, agacé. “je ne savais pas” Question : pourquoi t’as signé une feuille où il y avait écrit la sale, l’heure et la date banane ? “Revenez à 14h30” raccrochage au nez.

Journée foutue, j’irai pas au boulot

14h30 : personne dans le bureau du prof
14h50 : son téléphone répond : “un moment, j’arrive”
15h30 : le prof arrive, fait l’appel, renvoie la moitié des gens pour mercredi 08h30

Je fais partie de cette moitié, de même que :
- un qui n’est pas allé voter chez lui parce qu’il devait passer cet examen
- un autre qui avait pris le train a 7h le jour même juste pour cet examen. 2h aller, 2h retour.
- je rappelle que normalement, je bosse à plein temps
- ceux qui trouvaient ça normal : après 5 ans en ayant été traité comme de la merde, on finit par s’y faire.

 

PS : je suis d'accord, cet article est un peu violent, mais ce n'est du qu'au montage, tout ce qui est dit est parfaitement vrai, parfaitement vécu

14 avril 2008

La comédie divine

Allons essayons de ne pas faire trop de mauvais esprit, c’est pas du tout l’idée de ce blog, et je vous défie de me trouver un article où j’aurais mis de la mauvais volonté à suivre ces séminaires de l’ennui où l’absurde et côtoie le résignement général. Mais quand même, comment peut on en arriver là ? A faire seulement de la présence pour ne pas avoir de problèmes avec les dirigeants ? Pour quoi est-ce la énième fois que je passe la semaine entière sans être même foutu de vous retranscrire le titre du séminaire, encore moins le titre d’un des cours, et certainement pas un seul concept où même passage intéressant ? Pourquoi en mars j’ai joué 8h par jour à la bataille navale ? Pourquoi la semaine dernière je bossais mon examen de ponts pendant les cours sans aucune honte et aux yeux de tous, avec machin qui lisait un livre à ma droite, bidule devant qui écoutait son i-pod ou surfait sur internet devant moi légèrement dérangé par la voix du prof et la récit des vacances de mon voisin de gauche à sa copine au téléphone. Le tout sans tirer quoi que ce soit de positif de ce qu'il était en train de se dire, mais sans même laisser une chance à la conférence d’avoir un quelconque interêt, puisque avant même que le cours ne commence, tout le monde vaquait déjà à ses occupation.  Si ce n’est pas l’absurde poussé à son paroxysme, je ne sais pas ce que c’est.


Et donc voilà, j’ai coûté une chambre d’hôtel plus pension pendant une semaine, pour un résultat nul ! Pepette ! J’aurais pu rester à la maison, ça n’aurait strictement rien changé ! C’est pas un peu dommage ça ? De ma part sans doute, j’aurais pu essayer de laisser une chance à cette comédie grandeur nature de se sauver, mais de la leur, éventuellement, ne serait-ce pas possible de susciter un minimum notre interêt par le contenu des cours plutôt que par la menace d’un appel qui pourrait mener à l’expulsion de celui qui avait dit qu’il serait là mais qui n’est pas venu, comme c’est écrit dans ce formidable règlement où si l’on refuse de se libérer une semaine en ayant été prévenu moins d’un mois à l’avance,  on peut dire adieu à… hmmm…à quoi au juste ? passage difficile pour l’éthique personnelle… parce que les seules motivations qui nous poussent à vouloir rester ne sont pas jolies jolies : un loyer gratis et un beau CV… mais dîtes donc, vous êtes un gars bien vous ! Si tu trouves ça nul t’as qu’as te barrer et arrêter de nous remplir les égouts de milan de pendules à 13 coups… je sais, je sais… allez, un bon steak avec des frites, et tout ira mieux… bordel…

Frivolons un peu ! Revenons à des considérations plus terrestres. Allons même plus bas que terre ! Nous connaissons tous ces fameuses situations embarrassantes liées aux toilettes… (on me souffle dans l’oreillette que mon style personnel serait de dire plutôt « problèmes de chiottes », comprends pas…), j’en ai eu 2 plutôt sympathique : j’ai confondu l’aération des toilettes avec le déclenchement de l’alarme… disons que si j’avais voulu la mettre en marche cette aération, c’était bien pour changer l’air et non ameuter tout l’hôtel et éventuellement son personnel pour qu’il vienne vérifier le lieu du crime…
Le deuxième serait du même genre, je resterai bref, sachez juste que le réceptionniste m’a signalé que j’avais l’air « particulièrement affectionné aux toilettes de la réception » voilà voilà…

Pas de bonus, mais très bientôt un bonus joconde qui fait beaucoup de bien, une procuration faîtes pour 60 millions de français…

01 avril 2008

Le tout c'est de rester naturel

Musée du castello sofrzesco a Milan, dialogue avec un gardien :

-Bonjour,il n'y a plus de feuilles explicatives de la pieta ?
-Non, plus rien
-Et il n'y en a pas en réserve ?
-Revenez la semaine prochaine

NDLR : Oui, bien sûr, vous m'en mettrez une de côté...

 

Politecnico di milano, dialogue avec la secrétaire du département de mécanique des fluides :

-Bonjour, je voudrais voir le professeur P****i
-Ah il n'est pas là, désolé
-Vous savez où il est ?
-Il est parti manger, revenez dans une demi heure, peut être...

NDLR : Il était 15H30...

BDJ pour ceux qui n'auraient pas compris les commentaires culinaires de ces derniers temps

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