16 août 2008
Allons enfants de Sarkozy
Entorsons un peu le règlement. Paraît que c’est la mode de bousculer les habitudes. Je ne suis effectivement pas sous le soleil italien, mais sous la pluie qui est sous les nuages qui est sous le soleil breton. Et je blogue quand même. Et ouais. Dans votre gueule les bien pensants du café flore du boulevard saint germain. C’est quand même formidable, sous prétexte que je ne suis pas en Italie, je n’aurais pas le droit de continuer à m’outrer de certaines choses qui, elles, ne prennent pas de vacances ?
Alors voilà : moi y’en pas à l’aise du tout. Passons très vite sur la Chine qui nous dit qu’il pleut alors qu’elle nous pisse sur les pompes, de même que sur la Russie qui ne fait que confirmer qu’à part les costards cravates les jolis mots et les jolis symboles, ce qu’il y a derrière la peinture est toujours aussi dégueulasse depuis toujours et que ce n’est pas prêt de changer. Non, ce qui me debècte depuis le début de ces JO ce sont les journalistes. Du côté de leur connerie rien de nouveau, ça continue son petit bonhomme de chemin, mais du côté du reste, y’a une petite nouveauté : « Ah, espérons qu’aujourd’hui nous entendrons plusieurs fois la marseillaise » « Allez, on se réécoute la marseillaise » « Une marseillaise a retenti dans le stade olympique » « Une petite compilation des marseillaises de la quinzaine », « On aimerait l’entendre plus souvent cette marseillaise » « Ah dommage pour ces supporters venus pour entendre la marseillaise » « Au total la marseillaise a retenti 5 fois » « Pas de marseillaise pour Laure Manaudou ». On ne sait plus trop si ça a toujours été comme ça ou non, mais après avoir été légèrement affuté sur la conneries patriotique ambiante, on commence à vraiment se rendre compte que ce qu’on nous montre de cette compétition sportive ne se résume plus qu’ « aux chances de médailles françaises » histoire de pouvoir s'écouter une petite marseillaise en passant. C’est vrai que depuis la nuit de temps, le skeet est le sport favori des français qui se retrouvent en masse et en famille dans les prairies de ball trap le dimanche autour d’un bon verre de rouge qui tache et d’un camembert qui dégouline bien sur une baguette de pain. Si la France ne joue pas le tournoi de foot par contre, ce sport n’existe pas. Non, ça ne caresse pas là ou il faut ça.
Cette mode de la marseillaise c’est quoi ? Le mot est arrivé premier au tirage au sort des 30 mots que les journalistes sportifs ont décidé d’utiliser pendant les jeux ou y’a un monsieur qui a dit qu’il fallait cocoriquer plus haut que son bec pour ne pas oublier qu’il y a deux ans on parlait des drapeaux tricolores pendus sur la cheminée de tous les foyers français ? Je ne vois pas comment une mode pareille peut surgir comme ça autrement que par incitation du genre « Bon chers directeurs des sports des chaînes de télévision, n’oubliez pas que les jeux olympiques sont l’occasion de replacer la France à sa juste place dans le monde, et que cela commence par la fierté nationale, n’hésitez pas à en mettre des tartines…et puis du beurre aussi… et de la confiture, j’en veux autant de couches que dans le ciel breton ». Cela ne devrait même pas être envisageable, mais comment sinon ?
Enfin bon voilà, juste en passant pour dire que ces gens sont ridicules, que le nombre de médailles française je m’en tape et que je ne me sentirai pas plus fier de ce que je suis si un gendarme marseillais a réussi à obtenir le bronze en Chine grâce à son entrainement au ball trap durant toute l’année dans les cités HLM. Par contre, un rayon de soleil ici, je dis pas non…
15:29 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note




Commentaires
et alors ? sous pretexte que vous écrivez une note sans prévenir, je n'aurais pas le droit de laisser de commentaire ? qu'est-ce que je dois faire M. Camembert ? Me taire et laisser encore une note sans commentaire ? eh bien non, je m'y refuse.
Rodger Fererer.
Ecrit par : BB | 20 août 2008
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Ecrit par : BB | 20 août 2008
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