30 septembre 2008

Rideau

Nous y voilà. C’est le dernier article de ce blog. Le 273ème pour être exact. 2 ans et 1 mois de publications plus ou moins fréquentes, sérieuses, honteuses, débiles, exutoires et tout le reste.

Comme il faut être un minimum cohérent avec soi même, et malgré 2 uniques exceptions en 25 mois, je suis en Italie pour écrire ce dernier billet. Dans le train pour Paris, avec 2 heures de batterie devant moi et quelques centaines de kilomètres avant la frontière. Aujourd’hui, mon aventure transalpine est finie. Il me reste une petite présentation fin octobre, une autre à Mensroom début décembre, et basta. Je ferme le blog, je n’y écrirai pas les embrouilles administratives qui m’attendent encore là bas à coup sûr. J’essaierai seulement de faire un petit recueil des articles que j’ai écrits si je trouve comment faire.

Si j’essaie, comme ça, de faire défiler des souvenirs de la première année, je repense aux cours d’Italien à Come, aux retours bourré du samedi soir, aux discussions extra-terrestres sur Zidane, la coupe du monde et la Joconde, au coke-menthos, à mes colloques, aux voyages erasmus à Florence et à Rome, à la Toscane en hiver, au ski, à ce milliard et demi de rencontres, au martini sur Skype, à la chaleur de juillet, aux sandwiches de Marisa et Fulvio, à ces foutus examens qui m’auront fait bosser autant qu’en prépa pendant deux fois un mois parfois dans des maisons de rêve, avec une spéciale dédicace à la géotechnique. Si je pense à la deuxième année … Barcelone,1 mois de rapprochement, 1 SMS envoyé à 4 heures du mat après 2 heures d’hésitation composées d’une pastorale et d’une montée de la côte de Chaussy, une réponse après 24 heures, un voyage en Sicile, la Toscane en Automne, un épaule pétée, une infirmière parfaite, un voyage en Ecosse, à Londres, une surprise à la Mamma à Pâques, le train de 8h18 à Lambrate que j’aurais raté 5 fois, les déjeuners du boulot réputés pour leur touche d’humour français, une immersion totale dans la vie italienne…

Et donc voilà. Bordel. 2 ans et des brouettes dans ce pays, cette ville, ce quartier. Je repense à mon état d’esprit en arrivant : encore 2 ans de vie étudiante, je vais essayer de me faire plaisir et de faire des choses intéressantes, je sais ce que je laisse à Paris, aucune idée de ce que je vais trouver à Milan à part, je crois savoir, une cathédrale. Mais presque tout de suitet : je suis chez moi, ma vie n’est pas le Politecnico, je fais une croix sur le choix par intérêt des cours et je vise la facilité des examens. Et maintenant, je sais ce que je laisse : une vie à Milan ; je sais ce que je trouve : une vie à Paris ; mais dans l’incapacité totale de dire où je vais finir dans quelques mois.

Voilà. Si vous pleurez pas, moi si.


podcast

 

16 septembre 2008

Il faut quand même pas abuser

Je regardais un peu de télévision française sur internet et je suis tombé sur une interview de Jean Pierre Bacri. Il disait :

"J'ai horreur du communautarisme. Donc je ne suis pas un juif qui défend les juifs par exemple. Je supporte pas l'injustice, donc que ce soit Jamel, une femme, un homosexuel ou un roux ça me fera le même effet."

Ca me révolte ce genre de phrases. C'est quand même incroyable que quelqu'un puisse dire ça à une heure de grande écoute sur une chaîne française. Parfois j'ai l'impression que les gens ne réfléchissent pas aux conséquences de leurs actes.

Dénoncer le communautarisme passe encore. Défendre Jamel ça se comprend il est parti de rien du tout et rien que pour cela il mérite le respect. Une femme aussi, à la rigueur. Elles changent d'avis toutes les 2 secondes et offrent des pommes aux premiers venus, mais sans elles l'humanité ne serait pas ce qu'elle est. Un homosexuel, je commence à avoir du mal à saisir le sens de la chose, mais je dis ok. Mais les roux... merde à la fin ! Ce sont des mutants, ils sont différents, ne pensent pas comme nous, restent en clans et ne connaissent pas l'usage des salles de bain. On ne peut pas se permettre de banaliser ça comme ça. Je ne comprends pas.

10 septembre 2008

Affaires de famille

Cher tonton qui se reconnaitra, si jamais je me plains qu’un petit salopiau vient de lacérer au couteau ma roue arrière de vélo, trouveras tu que l’hôpital se moque de la charité en lui faisant faire le tour de la place de la concorde à poil ? Me laisseras-tu de nouveau mal traiter tes flippers ? Me laisseras-tu toujours fredonner mon ode aux ponts en bois ?

Je te promets que si je choppe le coupable, il ira balayer l’endiverie sans moufeter.

BDJ (enregistrée sur le frigidaire)

podcast

MDJ Si ça ne commente pas, ça n'écrira plus. Non mais ho.

08 septembre 2008

Information confirmée par le journal Le Monde

A propos de la colistière de McCain :

"Chacun est parti rassembler, avec ses moyens, le tas de petits faits qui composent le portrait de la nouvelle venue.Dans cette quête, les renseignements allusifs des premières heures ont parfois provoqué des erreurs. La mention d'une apparition de l'ancienne dauphine de Miss Alaska dans Vogue a donné du crédit à une fausse couverture du magazine,un montage qui circulait depuis des mois sur Internet et qui s'est retrouvé en "une" d'un quotidien italien."

Le dernier article n'était donc pas un délire parano de ma part.

04 septembre 2008

Sport, gloire et beauté


Aujourd’hui j’ai ouvert 2 journeaux.

D’abord ce matin dans le train : le journal Metro relatait la défaite de la tennisman italienne Pennetta contre la russe Safina :

outré.JPG

Vous vous rendez compte ? Entre parenthèses il est écrit que Flavia est « brava e bella » e que Safina est « brava e basta » sans aucun autre rapport avec l’article.Vous le sentez le syndrome maternelle, je perds donc t’es moche ?

Puis ce soir : La une du « Corriere della sera », le premier quotidien du pays :

outre2.JPG

En une, la grossesse de Rachida Dati, avec une photo de Aznar qui dit « Non je ne suis pas le père » Vous le sentez le syndrome Gala ? Là, en première page du journal le plus lu, normal non ?


On beau se dire qu’on est habitués…c’est pas facile la reprise…

02 septembre 2008

Kazoo blues

"Grégoire, quand tu es parti en juillet tu ne m'as pas dit au revoir" voilà comment un type du boulot m'a accueilli. J'ai nié puis je me suis souvenu que, effectivement, il m'avait fortement importuné ce jour là, et que j'avais évité tout contact pour ne pas être désagréable. J'aurais pas du mettre la balle dans son camp...

BDJ

 

01 septembre 2008

Temps de répit : 0 mn 0 s

Me revoici pour une dernière lichette d’Italie en ce mois de septembre. Histoire de bien souligner au marqueur violet fluorescent mon état d’esprit, je débarque du train à 6h du mat avec un orage des familles accompagné d’une chaleur bien lourde comme il se doit. Et tout de suite 2 sentiments se mélangent : d’abord celui de l’année dernière au même moment, je suis chez moi, ça fait plus d’un mois que je n’y ai pas mis les pieds, mais je me dirige sans problème et reprend tout de suite mes habitudes, c’est comme si je n’avais jamais quitté ce petit quartier. Mais le deuxième plus nouveau : et merde… ça ne serait pas une des dernières fois que je le prends ce bus ? Et la pluie…waah c’est vrai j’ai passé 2 hivers ici, et je n’en connaitrai pas d’autres…oh ! le parking du mediaworld… le coke-menthos c’était vachement sympa ça… ben plus jamais… et ça sent tout d’un coup la fin…et rien que ce petit aperçu de départ définitif ça fait très peur…

Mais heureusement, les fondamentaux du bordel organisatif font bien vite oublier ces petites mésaventures sentimentales : J’arrive trempé de chez trempé à la résidence vers 7 h30…elle est fermée et il n'y a personne à la réception… une personne attend assis contre un poteau avec ses bagages…il faut attendre l’ouverture à 9h…puis arrivent d’autres napolitains qui avaient voyagé avec le train de nuit. Je tiens ici à rappeler que l’accent de Naples est un accent  auquel je ne pige rien depuis toujours. Mais bon, ça bombarde d’anecdotes du train couchette, ça parle entre autres de la tache de sang à la gare qui ressemblait à du sang napolitain après la baston à 500 000€ de dégâts entre supporters de foot. Bred, que du banal jusqu’à ce que quelqu’un se décide enfin à arriver pour nous faire rentrer et nous dire : « Ah ben vous pouvez vous installer à la réception il faudra encore un petit moment » Petit moment d’une demi heure qu’il utilisa en réglages de l’écran de son ordi, réglage de la clim, coup de fil à bobonne etc.

Il est maintenant 9h, grande nouvelle : on change d’appartements ! Je me retrouve à l’étage du dessous dans une chambre double, sans un couteau ni assiette ni plat ni oreiller. Y’a de la joie, les hirondelles volent.

I’m back.

Allez, au boulot !

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