04 septembre 2008
Sport, gloire et beauté
Aujourd’hui j’ai ouvert 2 journeaux.
D’abord ce matin dans le train : le journal Metro relatait la défaite de la tennisman italienne Pennetta contre la russe Safina :
Vous vous rendez compte ? Entre parenthèses il est écrit que Flavia est « brava e bella » e que Safina est « brava e basta » sans aucun autre rapport avec l’article.Vous le sentez le syndrome maternelle, je perds donc t’es moche ?
Puis ce soir : La une du « Corriere della sera », le premier quotidien du pays :
En une, la grossesse de Rachida Dati, avec une photo de Aznar qui dit « Non je ne suis pas le père » Vous le sentez le syndrome Gala ? Là, en première page du journal le plus lu, normal non ?
On beau se dire qu’on est habitués…c’est pas facile la reprise…
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02 septembre 2008
Kazoo blues
"Grégoire, quand tu es parti en juillet tu ne m'as pas dit au revoir" voilà comment un type du boulot m'a accueilli. J'ai nié puis je me suis souvenu que, effectivement, il m'avait fortement importuné ce jour là, et que j'avais évité tout contact pour ne pas être désagréable. J'aurais pas du mettre la balle dans son camp...
BDJ
20:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01 septembre 2008
Temps de répit : 0 mn 0 s
Me revoici pour une dernière lichette d’Italie en ce mois de septembre. Histoire de bien souligner au marqueur violet fluorescent mon état d’esprit, je débarque du train à 6h du mat avec un orage des familles accompagné d’une chaleur bien lourde comme il se doit. Et tout de suite 2 sentiments se mélangent : d’abord celui de l’année dernière au même moment, je suis chez moi, ça fait plus d’un mois que je n’y ai pas mis les pieds, mais je me dirige sans problème et reprend tout de suite mes habitudes, c’est comme si je n’avais jamais quitté ce petit quartier. Mais le deuxième plus nouveau : et merde… ça ne serait pas une des dernières fois que je le prends ce bus ? Et la pluie…waah c’est vrai j’ai passé 2 hivers ici, et je n’en connaitrai pas d’autres…oh ! le parking du mediaworld… le coke-menthos c’était vachement sympa ça… ben plus jamais… et ça sent tout d’un coup la fin…et rien que ce petit aperçu de départ définitif ça fait très peur…
Mais heureusement, les fondamentaux du bordel organisatif font bien vite oublier ces petites mésaventures sentimentales : J’arrive trempé de chez trempé à la résidence vers 7 h30…elle est fermée et il n'y a personne à la réception… une personne attend assis contre un poteau avec ses bagages…il faut attendre l’ouverture à 9h…puis arrivent d’autres napolitains qui avaient voyagé avec le train de nuit. Je tiens ici à rappeler que l’accent de Naples est un accent auquel je ne pige rien depuis toujours. Mais bon, ça bombarde d’anecdotes du train couchette, ça parle entre autres de la tache de sang à la gare qui ressemblait à du sang napolitain après la baston à 500 000€ de dégâts entre supporters de foot. Bred, que du banal jusqu’à ce que quelqu’un se décide enfin à arriver pour nous faire rentrer et nous dire : « Ah ben vous pouvez vous installer à la réception il faudra encore un petit moment » Petit moment d’une demi heure qu’il utilisa en réglages de l’écran de son ordi, réglage de la clim, coup de fil à bobonne etc.
Il est maintenant 9h, grande nouvelle : on change d’appartements ! Je me retrouve à l’étage du dessous dans une chambre double, sans un couteau ni assiette ni plat ni oreiller. Y’a de la joie, les hirondelles volent.
I’m back.
Allez, au boulot !
11:34 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
16 août 2008
Allons enfants de Sarkozy
Entorsons un peu le règlement. Paraît que c’est la mode de bousculer les habitudes. Je ne suis effectivement pas sous le soleil italien, mais sous la pluie qui est sous les nuages qui est sous le soleil breton. Et je blogue quand même. Et ouais. Dans votre gueule les bien pensants du café flore du boulevard saint germain. C’est quand même formidable, sous prétexte que je ne suis pas en Italie, je n’aurais pas le droit de continuer à m’outrer de certaines choses qui, elles, ne prennent pas de vacances ?
Alors voilà : moi y’en pas à l’aise du tout. Passons très vite sur la Chine qui nous dit qu’il pleut alors qu’elle nous pisse sur les pompes, de même que sur la Russie qui ne fait que confirmer qu’à part les costards cravates les jolis mots et les jolis symboles, ce qu’il y a derrière la peinture est toujours aussi dégueulasse depuis toujours et que ce n’est pas prêt de changer. Non, ce qui me debècte depuis le début de ces JO ce sont les journalistes. Du côté de leur connerie rien de nouveau, ça continue son petit bonhomme de chemin, mais du côté du reste, y’a une petite nouveauté : « Ah, espérons qu’aujourd’hui nous entendrons plusieurs fois la marseillaise » « Allez, on se réécoute la marseillaise » « Une marseillaise a retenti dans le stade olympique » « Une petite compilation des marseillaises de la quinzaine », « On aimerait l’entendre plus souvent cette marseillaise » « Ah dommage pour ces supporters venus pour entendre la marseillaise » « Au total la marseillaise a retenti 5 fois » « Pas de marseillaise pour Laure Manaudou ». On ne sait plus trop si ça a toujours été comme ça ou non, mais après avoir été légèrement affuté sur la conneries patriotique ambiante, on commence à vraiment se rendre compte que ce qu’on nous montre de cette compétition sportive ne se résume plus qu’ « aux chances de médailles françaises » histoire de pouvoir s'écouter une petite marseillaise en passant. C’est vrai que depuis la nuit de temps, le skeet est le sport favori des français qui se retrouvent en masse et en famille dans les prairies de ball trap le dimanche autour d’un bon verre de rouge qui tache et d’un camembert qui dégouline bien sur une baguette de pain. Si la France ne joue pas le tournoi de foot par contre, ce sport n’existe pas. Non, ça ne caresse pas là ou il faut ça.
Cette mode de la marseillaise c’est quoi ? Le mot est arrivé premier au tirage au sort des 30 mots que les journalistes sportifs ont décidé d’utiliser pendant les jeux ou y’a un monsieur qui a dit qu’il fallait cocoriquer plus haut que son bec pour ne pas oublier qu’il y a deux ans on parlait des drapeaux tricolores pendus sur la cheminée de tous les foyers français ? Je ne vois pas comment une mode pareille peut surgir comme ça autrement que par incitation du genre « Bon chers directeurs des sports des chaînes de télévision, n’oubliez pas que les jeux olympiques sont l’occasion de replacer la France à sa juste place dans le monde, et que cela commence par la fierté nationale, n’hésitez pas à en mettre des tartines…et puis du beurre aussi… et de la confiture, j’en veux autant de couches que dans le ciel breton ». Cela ne devrait même pas être envisageable, mais comment sinon ?
Enfin bon voilà, juste en passant pour dire que ces gens sont ridicules, que le nombre de médailles française je m’en tape et que je ne me sentirai pas plus fier de ce que je suis si un gendarme marseillais a réussi à obtenir le bronze en Chine grâce à son entrainement au ball trap durant toute l’année dans les cités HLM. Par contre, un rayon de soleil ici, je dis pas non…
15:29 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note



