11 janvier 2008
On prend les mêmes et on recommence
Ça n’aura pas été long, premier cours, premiers énervements, toujours les mêmes, je ne vais vraiment pas pour la énième fois en reparler. Seulement pas de bol, en ce moment, ce sont les élèves qui évaluent les profs en cochant des cases sur leur appréciation du cours. Je n’ai fait aucun cadeau, la colonne la plus à gauche « decisamente no » aurait pu suffire à mon évaluation. Le petit bonus cette année c’est qu’on aussi un autre feuille où l’on peut exercer sa prose, ce que j’ai fait, et je peux vous dire que le cochon était dans le champ de maïs !!
Pour moi, la preuve par neuf de tout ça, ça a été de me rendre compte de ce qu’il s'était réellement passé avec un des professeurs que j’avais eu l’année dernière et qui était vraiment très bon, maîtrisait a fond son sujet, et qui avait écrit la bible en 3 volume de l’ingénieur structuriste que TOUS les autres profs copient à en faire dissoudre la SACEM italienne. Je trouvais en plus qu’il avait un certain sens de la pédagogie et une clarté assez exceptionnelle, enfin bref, un prof comme on les aime. Et bien apparemment sa façon de voir les choses lui a valu de s’auto exclure du département de structures pour aller s’enterrer 200m plus loin dans les bureaux de l’ingénierie nucléaire et à ne plus vouloir entendre parler des autres professeurs. Donc voila, le meilleur, le rédacteur de la bible que tout le monde utilise pour prêcher, le pédagogue, le manitou, le tonton, bubar comme on pouvait aussi l'appeler, en a eu marre des autres et a fini par abandonner et à laisser pisser… si c’est pas affligeant ça…
On reste dans le sujet parce que c’est toujours rigolo. En passant dans les couloirs tout à l’heure j’ai eu droit en regardant dans les salles à un petit résumé de l’Italie telle que je l’aurai vue pendant ces 2 ans. Première salle : un prof tête plongée dans ses notes est en train de recopier une matrice 9x9 au tableau avec des nombres de 5 chiffres après la virgule et 6 avant. Plus loin au tableau une autre matrice 9x9 occupe toute la place. La classe est amorphe et recopie. Cela s’appelle une séance d’exercice.
Deuxième salle, un cours de maths se déroule au tableau. La classe n’en a strictement rien à foutre, mais a chaque rang, il y a au moins un lover en pleine activité séductrice avec sa voisine, 10 rangs 10 méthodes différentes copyrightées Umberto Tozzi ! J’ai du faire marche arrière pour observer ça de plus près tellement c’était flagrant. Cela s'apelle une séance d'observation sociale en milieu naturel.
Troisième salle, un cours est en train de se finir, c’est le mien je crois mais je n’en suis même pas sûr, de toutes façons, là n’est pas le problème, je me dirige vers la machine à café un peu plus loin. Cela s'apelle un désabusement total et résigné.
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10 janvier 2008
Gonflage, PQ, post-it et poils
Si y’a bien un truc qui me gonfle, c’est de souhaiter la bonne année à tout le monde sur mon blog. Je m’y refuse catégoriquement. Allez donc tous pourrir en enfer en 2008, et que la vérole vous détruise de l’intérieur pendant les 366 jours dont elle dispose. Vous me direz que je suis bien agressif en 2008, je vous répondrai juste que les généralisations ça me gonfle aussi, et que quand on commence l’année en laissant tomber un rouleau de PQ dans la cuvette des toilettes, on a légitimement le droit de pester avec force.
Mais attention ! Sans pour autant tomber dans un pessimisme catégorique : pour l’instant je n’ai encore entendu personne faire trois fois le tour de là où j’habite en se lavant les dents et en me racontant des histoires qui éventuellement pourraient attendre 3 mn et qui en pratique devrait attendre une éternité (je comprends pas pourquoi le fait de mettre du dentifrice dans la bouche augmente tant la volubilité des gens et altère autant leur jugement sur l’intérêt de leurs anecdotes dont on ne comprend de toutes façons que dalle, mais bon, passons..) et je ne me suis pas encore retourné le gros orteil sur un pied de table. Et puis j’ai décidé de me foutre de mon lacet de basket qui m’est resté dans les mains. En plus mon nouveau statut de réactionnaire assumé n’est pas pour me déplaire non plus.
Ceci dit, et j’en viens au vif du sujet, j’ai devant moi 2 mois à envoyer directement à côtoyer feu le sus-cité rouleau de papier toilette, 2 mois d’examens, 2 mois ou je vais comprendre que des voyages à Barcelone, en Sicile, en Toscane et à l’hôpital de Cavalese ne se payent pas que en euros. Comme ça, d’instinct, j’ai tellement pas confiance que je lirais bien la lettre de Guy Moquet avant chaque examen qui m’attend. Et puis en y réfléchissant bien, je me dis que qui sème le vent récolte la tempête et se retrousse les manches pour aller chercher son rouleau de PQ en ne pouvant s’en prendre qu’à sa maladresse.
Soyons clair, ce n’est pas que cette histoire regrettable de papier hygiénique m’ait traumatisé pour l’année, mais je tiens tout de même à préciser que cette dernière n’est due qu’à un mauvais équilibre d'une pile formée par 12 rouleaux en promotion et que je ne peux que saluer ma chance de n’avoir pas eu a effectuer 11 autres sauvetages grâce à mes réflexes supersoniques de ma nouvelle épaule tout neuve. Et donc ne faisons pas de parallèles regrettables entre ces désormais fameux rouleaux et les examens qui m’attendent, ce n’est pas parce que l’ont pourrait métaphoriquement utiliser les uns pour se débarrasser des autres qu’on doit oublier que c’est par un volonté délibérée de mépris envers l’université et la façons dont elle évalue ses élèves que je me suis mis dans une telle situation, rien à voir avec un empilement hasardeux donc. Et c’est bien sûr pour les mêmes raisons d’éthique personnelle que cette bosse a surgit de la neige pour me faire rater les 2 dernières semaines de cours de Décembre. Si cette bosse nous écoute d’ailleurs, je l’invite cordialement à aller rejoindre en dansant de la Tecktonik ceux qui attendaient mes vœux sur ce blog.
Bref, il va falloir s’y mettre. Mais pour la dernière fois… et ça, ça fait tout drôle. Ma relation intime avec la glande d’après BAC dure depuis septembre 2003, et c’est pas facile de se dire qu’après février, on me retirera mon permis de séjour en France Libre qui se lève tard, que mon stage puis mon travail (oh mon dieu, quel mot horrible ! je vais me laver la bouche avec du savon - et j’irai raconter à tout le monde que aujourd’hui la machine à café m’a volé 5 centimes quand j’aurai la bouche pleine - ça va ? vous suivez encore ? moi j’ai du mal j’avoue… mais bon c’est la reprise aussi...) me pousseront forcement à aller passer des entretiens d’embauche devant des dames dont le naturel de la couleur rouge de leur cheveux n’aura d’égal que leur connaissance du boulot pour lequel je postulerai, mais qui du haut des talonnettes de l’importance qu’elles prétendent avoir et que des crétins ont cru bon de leur donner un jour auront droit de vie ou de mort sur moi… Au moment présent, je ne vois pas du tout comment je pourrais plier mon échine devant quelqu’un qui se permettra de juger ma personnalité parce que j’ai écris sur mon CV que j’aime les BD et que j’aurais dit 30 fois « à l’international » pendant l’entretien, alors que cette même personne aura fini ses études grâce à un examen pour lequel il faut correspondre intimement à une liste de critères clés de personnalité qui tiennent sur un post-it ou une feuille de PQ mouillée.
BDJ Petit jeu : M Camembert et son cher cousin eurent un jour une conversation impliquant certains stéréotypes concernant un certain peuple. Je vous invite cordialement à essayer de trouver le peuple **** en question.
- Tu pars quand demain ?
- Je sais plus trop, à 15h et des poussières
- ok
- et si il y a un **** qui passe, ça sera à 15h pile.
- non, 15h poil !
- et même 15h pile poil
- oui, parce qu’il n’y aura plus de poussière, mais forcement il restera des poils.
01:55 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
19 décembre 2007
La caverne d’Ali Baba
Demain, c’est le grand départ. Et du coup, il faut un peu ranger le bordel accumulé depuis le mois d’Octobre. C’est l’occasion de faire des découvertes et des retrouvailles inattendues :
Mes 3 slips perdus corps et biens étaient sous mon dossier ASP, propres, toujours en train de sécher, depuis le 15 novembre environ
Mon sac de linge sale que je croyais à jamais disparu était en réalité à l’intérieur d’un polo plié que je croyais lui aussi perdu, mais qui était sous un pantalon blanc que je ne mets jamais.
J’ai également découvert la réserve de cartouches d’encre que j’avais faîte en septembre pour l’Italie. Les 3 paquets sont intacts. Cherchez l’erreur.
Et puis bien sûr des papiers a envoyer de toute urgence avant le premier Octobre, mais ça, c’est la routine !
Sur ces considérations dignes d’un week end à Euro Disney, je vous salue bien bas, et je vous dis au 8 Janvier 2008 !
BDJ Une deubeul pour faire patienter
21:19 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
18 décembre 2007
Ch’rie d’virus !
A y est ! Je ressors petit à petit la tête du trou ! Non pas que j’aie passé une semaine dans la position du chat en boule, mais je me suis fait gentiment cloué au lit par une crève des familles, comme si le chantier en cours dans mon épaule gauche de suffisait pas ! Un truc rarement vu pour ma part… j’ai quasiment pas dormi de la semaine entre la toux qui faisaient faire à ma clavicule trois fois le tour du slip sans toucher l’élastique, ma production de mucus que j’aurais pu vendre a 100$ le baril tellement elle était chargée en pétrole, la gorge défractée qui rendait toute déglutition aussi plaisante qu’une descente en luge sur stalagmites sans luge et sans pantalon et la fièvre qui transformaient mes draps en boules de torchons détrempés.
Maintenant, je dois rattraper mon sommeil, et d’ailleurs je suis devenu narcoleptique, c’est absolument intenable.
Enfin bref je suis de retour, j’ai raté une semaine de cours, ce qui en soit n’est pas la fin du monde, mais ajouté à Barcelone/La Sicile/la Toscane/le ski/la sèche, ça commence à devenir un tantinet préoccupant. Mais ça c’est pour Janvier, entre temps, je reviens en France Jeudi. Enfin ! ça va faire du bien !
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